Dimanche 1 novembre 2009




 
Cela fait quelques semaines qu'une douce chaleur me sert de moteur, que mes matins démarrent par un « je t’aime » et que mes nuits finissent dans un soupir étouffé sur son torse.
Il est mon plus beau cadeau d’anniversaire et la plus belle des récompenses après toutes ces années. Le fruit d’un long travail…

 

   Pendant longtemps, j’ai placé l’amour dans mes priorités (j’ai même traqué l’amour sans relâche dans un autre blog).J’en ai fait un vrai sujet d’études. J’étais devenue docteure en amourologie Bac+ 23 consultations gratuites, fait gaffe quand même tu es en train de tâcher ma liquette en soie avec ton mascara. Et moi-même, me livrais à toutes sortes d’expériences empiriques dans le but de percer le secret du grand amour. Celui des grands, celui qui rend plus fort.

 

Alors j’ai posé des questions, fait beaucoup d’erreurs, essayé beaucoup, beaucoup d’amoureux, versé des hectolitres de larmes, plaqué 145103 fois, été plaquée 415467 fois, utilisé 14312 litres d’encre rose, turquoise, violette, et 145554 feuilles de journaux intimes (et toujours autant de fautes en orthographes, c’est à n’y rien comprendre…). Ouais, recto-verso.

 

 Et puis je me suis remise en question aussi, et j’ai dégagé trois grandes idées importantes :

 

1-     Amour bien ordonné commence par soi-même : Il ne faut pas attendre de l’amour qu’il te rende plus beau, plus fort, plus serein, il faut soi-même s’escrimer à devenir mieux dans ses pompes pour mériter quelqu’un de bien. L’amour ne règlera pas tes blessures d’égo à ta place.

 

2-     Il faut arrêter tout de suite cette ridicule parade nuptiale qui consiste à camoufler tes défauts, ma poule. A part passer pour une enfant perdue qui ne les connait pas, et qui ne les assume pas, ça ne marchera pas. Les avouer, en rire, essayer de les corriger, sont des attitudes bien plus payantes.

 

3-     Même Hugh Grant (Coup de foudre à Notting Hill, tout ça…) a été découvert au volant de sa caisse en train de se faire faire une gâterie par une pro. Tout ça pour dire qu’il ne sert à rien de s’imaginer devant le maire avec un homme qu’on ne connait que depuis deux semaines, autant dire pas vraiment. C’est un comportement terriblement irrationnel. Dans un mois tu vas découvrir qu’il se tape ta sœur, qu’il regarde le 20 heures, et qu’il refoule du bec. Et tu seras très, très déçue. Et entre temps tu lui auras fait très peur. Il faut du temps pour découvrir l’autre et décider que l’on peut composer avec ses défauts.

 

        Forte de toutes ces leçons de vies, j’ai ravalé mon hystérie, et j’ai travaillé sur moi...


Quand il a débarqué dans ma vie, je courais d'hôpitaux en hôpitaux, les cheveux défaits, entre mon nouveau job de vendeuse (faut bien payer sa croûte), mes soucis d'argent et le chevet de ma grand-mère Lalahamha, Alors oui, il m’a plu tout de suite. Mais je n’avais pas la force de sortir ma panoplie de Barbie. Et quand je ne joue pas la comédie, je suis très facile à cerner.

 

Alors il m'a serré fort dans ses bras, m'a massé les pieds, m'a fait à dîner, et s’est escrimé à me prouver par A+B que ça pouvait marcher. J’ai décidé de l’écouter. J’ai plongé dans ses yeux clairs, je l’ai laissé me toucher, j’ai observé, morte de trouille, ce qui se passait, pour découvrir qu’il pouvait être la plus belle chose qui pouvais m’arriver.

 

Ma peur de l'engagement a trouvé un de ses remèdes les plus efficaces: la certitude que quoiqu'il nous arrive, nous ferons face. C'est dans les difficultés que nous nous sommes découverts une résistance. Une capacité à tout réparer, à s’expliquer, à co-mu-niquer (niquer, héhéhéhé…Pardon.)

 

  Et je laisse s'enfoncer les racines de notre histoire. S'ancrer, se solidifier, pour toutes les nuits nous répéter à quel point nous sommes forts. Je suis tous les jours sidérée des trésors de patience et de concessions dont nous faisons preuve pour que ça marche (Vous avez du mal à comprendre aujourd’hui, mais bientôt je vous expliquerais exactement ce par quoi nous passons)

 

 

  Et ses yeux me semblent chaque jour un peu plus purs, ses baisers chaque jour plus bouleversants, nos discussions chaque jour plus profondes, et nos nuits plus douces les unes après les autres. Je l’aime pour ce qu’il est, et pour ce que je découvre au fur et à mesure.

 

 J’ai trouvé le secret pour ne jamais faire redescendre la passion : Ne pas s’y fier.

 

   Hopkins, je t’aime. Patience, mon Amour, c’est plus très long….

 

 

 

Par Max MORALES
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Jeudi 29 octobre 2009

Ce matin, j’ai cherché à enfiler un jean de Monsieur Hopkins.

 Mais Monsieur Hopkins est un metrosexuel Fini.

Ou alors je suis trop grosse. Au choix

En attendant, je vous laisse avec une chanson terrible que j'adorerais chanter sur scène




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Par Max MORALES
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Dimanche 25 octobre 2009

 

 


Moi si j'étais un homme, je serais capitaine... D'une alliance, sur O game. On a les aventures qu'on peut....

 

Si j'étais un homme, je serais  un gros mufle.

   

    Je m'appellerais Jamel Maxime Morales, et j'aurais bien dans mon entourage une amie assez cruche pour  m'appeler "Jamilou". J'aurais des yeux noirs, porterais des jeans, des pulls col V, une Crète-houppette, des chemises et l'air condescendant du jeune branleur qui se croit fin. Et ma garde-robe prendrait deux fois moins de place.

 

 Si j'étais un homme, je n'aurais pas d'appréhensions pour trouver du travail. Je débarquerais CV au poing et, le sourire carnassier, je me vendrais avec facilité, en oubliant les concepts de "plafond de verre" et d'enfant à aller chercher à 17h00, d'inégalité des salaires et d'harcèlement sexuel.

 

Si j'étais un homme, je partagerais mon appart avec un pote, et nous le transformerons en baisodrome-dépotoir-camp de visionnage massif d'épisodes de South Park, des Simpsons, et d'absorption massive de bières et de pizzas. Nos mères désespéreraient de l'état de la maison (spéciale dédicace à la maman du Blond que j'embrasse bien fort).

 

 Pas de changement fondamental dans ma vie actuelle, donc.

 

Si j'étais un homme, je serais du genre ultra sexuel, a la stabilité, heu... "toute relative".  ma phobie de l'engagement et de l'exclusivités viendrais à bout des femmes les plus amoureuses. Je m'endormirais comme une merde après l'amour (Monsieur Hopkins me le fait beaucoup remarquer. Il veut qu'on "discute" après. Comprends pas...) Ma mère me pousserait à enfin me mettre en ménage, et je lui répeterais inlassablement que "je suis jeune, bordel!"

 

    Toujours pas de grands bouleversements dans mon existence telle qu'elle est aujourd'hui....

 

 Et puis je tomberais amoureux d'une bonnasse aux yeux bleus, et elle sera ma princesse et ma salope, et je l'aimerais à en crever. Je l'emmènerais en week end, au resto, en vacances, au ciné, chez ma mère, limite je la glisserais dans ma poche pour le trimballer partout. Et je lui ferais l'amour en lui tirant les cheveux. et puis elle se pelotonnera contre mon torse et je serais ému. Elle sera cochonne et tendre, ouverte et indépendante, lucide, forte, et un brin tarée. Jusqu'au jour ou elle m'annoncera qu'elle "ne sait plus ou elle en est". Et j'en baverais. Maman n'en reviendra pas.

 

Si j'étais un homme, je ferais perpétuellement le pitre. Toutes les occasions seraient bonnes pour me déguiser en fille, pour rouler des pelles à mes potes, pour courir à poil dans la rue. Mon enterrement de vie de garçon serait l'apothéose d'années de 400 coups dignes de kékés d'émissions d'MTV.

 

    En faite, la seule chose qui changerait dans ma vie ( à part le "développement" du potentiel des fesses de Monsieur Hopkins, et encore, tout ce négocie...) c'est que ce comportement, que je tiens actuellement,  serait socialement admis.

Et la phrase que j'entendrais le plus souvent dans ma vie serait "Les hommes, tous les mêmes..."

 

 

 

Par Max MORALES
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Jeudi 1 octobre 2009

 

Je suis desolée de ne reprendre le clavier que maintenant, mais je viens de traverser une periode de forte turbulence. Je continuais à écrire pour moi, mais j'avais des apréhensions à vous livrer les évènements.


Pour résumer, je suis passée au travers de soucis d'argent, de santé, d'un deuil et d'une "séparation". Mais je n'ai pas envie de m'étendre sur ce qui c'est passé.

Déjà parce que me faire plaindre ne m'aidera pas. Aujourd'hui, j'ai au contraire besoin de retrouver une dynamique positive, d'aller de l'avant et de rester forte , notament pour ma Maman. (Car courir entre l'hopital de sa fille et celle de sa mère n'a pas été évident pour elle.)


Ensuite, si j'ai attendu pour pondre à nouveau pour mon blog, c'est parce que je voulais être sure d'avoir tirée un veritable enseignement des évènements, qui ont au moins eu le mérite de me faire un peu grandir (ça reste le Chemin qui mène à moi, non?)

J'ai appris que le plus important en periode de crise, ce n'est pas les évènements en eux-même, mais la faculté que l'on a à rebondir. Garder son sang froid, chercher un moyen de minimiser la portée des problemes qui surviennent, affronter les soucis en face, sont les meilleures choses à faire.


Ma grand mère Lalahamha etait de ces femmes qui affrontait les dificultés de la vie sans jamais s'apitoyer sur elle. J'aurais juste preferé qu'elle m'enseigne cela autrement qu'à travers sa mort.

Alors quoi faire, à part fermer sa gueule et agir? Bah rien. Retourner à l'hosto, vendre ses meubles, décharger sa mère des taches ménagères, aller bosser. Quand on décompose les choses à faire une par une, c'est pas si dur. Je persiste à croire que le meilleur m'attend.

 

Et puis dans tout ce bordel, un bonheur m'est tombé dessus. Il a pointé le bout de son nez par hasard. Au moment de ma vie ou affectivement, j'ai assez travaillé sur moi pour l'avoir mérité.Un peu comme un cadeau d'anniversaire (parce qu'avec tout ça, vous pensez bien que je n'allais pas fêter les 23 ans en grande pompe...) Et depuis, nous batissons une relation de plus en plus solide. Mais j'y reviendrais....

 

 

 


Voilà voilà voilà....

Par Max MORALES - Publié dans : le chemin qui mene à moi
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Vendredi 25 septembre 2009

 

 

La sonnerie du mobile retentit à travers la piece. Je grogne déjà à l'idée de devoir me lever. Mais la voix synthétique du téléphone prononce le prénom de ma mère. Je m'extirpe des bras d'homme qui m'encerclent, et répond.


-Allo?

-Cherie, c'est Maman, ça va?

-Comme un Lundi à...(coup d'oeil rapide sur la Freebox) sept heures du matin. Tout va bien?

-Oui ma puce. Monsieur Hopkins est avec toi?

-Oui...

-Passe-le moi

-Hein? Pourquoi?

-Passe-moi Monsieur Hopkins, s'il te plais


Je tourne ma tête vers lui et prend une micro-seconde pour le trouver beau


-Mais qu'est ce que tu lui veux à sept heures du mat'?


Sa voix se brise, elle perd patience.


-PASSE-moi Monsieur Hopkins, cherie, j'ai une question à lui poser...

-Ok... Cheri, c'est Maman, elle veux te parler


Il entrouvre un oeil interrogateur, saisit le téléphone. Je blottis ma tête au creux de son cou


-Madame Morales?

-Hopkins, desolée de te reveiller. Ecoute-moi bien: La grand-mère de Max est decedée cette nuit, et il va falloir la préparer à la nouvelle et la soutenir. Je vais avoir besoin de ton aide....


Malheureusement, du creux des bras de Monsieur Hopkins, j'avais tout entendu...

 

 

 

 

Par Max MORALES - Publié dans : un coucou entre deux portes
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