Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 14:06



L'ombre de mes songes
Abrite un Tango
Danse de deux corps brulants
Teintés d'amour et de mort

Les ans et les printemps
M'ont menés à toi
Que j'invite, le pied dansant
A m'étreindre pour un tango

Je te veux, bel hidalgo
Et je ne peut me résoudre
A oublier mon tango
Je vais donc faire parler la poudre...

Tu m'aimera, je le jure
A en abandonner tes nuits
A ne plus imaginer ton futur
Hors de mon lit

Ma vie pour notre tango,
J'en fais le serment,
J'entrerais dans ta peau
Tu n'en sortira pas vivant

 Max Morales, écrit en 2008

Par Max MORALES
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 12:55



  
Hôpital Saint Cloud ou je me remets de mon opération en mangeant des gâteaux au Nutella planqués dans mon placard par Monsieur Hopkins. Gâteaux que j’ai juste le temps de planquer parce que Le Docteur Fugier, qui me suit depuis cinq mois, entre dans ma chambre.

  J’attendais avec impatience de voir le chirurgien parce qu’il a eu mon utérus en direct Live, et qu’il doit donc me donner des nouvelles du front. Il entre en bougonnant :

-Vous regardez trop la télé…

-Bonjour Docteur. Ça va très bien et vous? Dis-je en riant. Il pouffe.

-Vous vous remettez ?

-Oui. Alors ?

 Il s’assoit sur mon lit.

-Bon…On va dire que…Le kyste que vous aviez à l’ovaire était… une conséquence, et pas une cause de vos douleurs….  Vous avez une infection des trompes.

-…

-Il y a autre chose.  Vos ovaires étaient… collés.

-Collés…

-Oui, collés à vos autres organes. Surtout à gauche. Un amas collé à votre paroi abdominale.  Et ça daterait pas d’hier…

  Je me tais, je n’ai rien d’autre à faire.  Je le revois cinq mois plus tôt, avec son air condescendant, sa sonde ando-vaginale, et moi au bout.

-Je ne vais pas vous opérer pour ça ! Votre kyste est trop petit (Il remue la sonde, j’hurle de douleur)! Et puis pourquoi vous avez mal à gauche (coup sec de la sonde)? Vous avez rien à gauche !

- Non mais ça va bien oui ! Criais-je en retour ! Vous faites mal ! Je ne l’invente pas !

    Et le voici bien con sur mon lit. S’il m’annonce que je ne pourrais pas avoir d’enfant, je le griffe….

  -Vous savez que j’étais contre cette opération...  Nous sommes passés à coté  durant  les échos parce que l’infection des trompes est asymptomatique.

-Asymptomatique ? Mes fesses ! Ça fait un an et demi que je passe pour une douillette qui a mal au bide !

-Vous aviez les organes comprimés, d’où les douleurs. J’ai détaché doucement vos trompes. Par chance, elles sont en bon état malgré tout.  Vous allez vous sentir bien mieux. Vous êtes désormais féconde …  Et je vous mets trois semaines sous antibiotiques.

   Je me tais, tourne mon visage vers lui et lui adresse un sourire

-Merci docteur…

-Vous souriez parce que vous avez la preuve que vous n’êtes pas folle ?...

-Je souris parce que l’on sait ce que j’ai, que ça se soigne, et que ça ne me pourrira plus la vie. Le reste, je m’en tape…

 

Par Max MORALES
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 12:16

 

Moi, Maxime-Lula Morales reconnais publiquement que Monsieur Hopkins est plus mince  que moi, qu’il rentre dans mes jeans, et qu’au lit c’est une tuerie.

 Vas-y exulte, enfoiré....

Par Max MORALES
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 15:35

        Je  me sens obligée de pousser un coup de gueule

Notre cher  souver…président  s’est permis, lors d’un discours sur « l’identité nationale », d’exprimer sa position  sur un sujet épineux : la tête couverte de certaines femmes  musulmanes.



« Nous sommes dans un pays où la femme est libre (…)  L’église est séparée de l’état (…) La France est un pays qui n’a pas de place pour la Burqa. »


  
Je vais essayer  de rester calme (enfin calme, quelques touches du clavier y sont passés).

      Comme vous le savez, je suis à moitié d’origine algérienne, et ma famille du coté de ma mère  est musulmane. Ceci dit, les femmes de ma famille ont toujours avancées têtes découvertes.  A tel point que lorsque ma grand-mère est morte, nous avons préféré cacher nos cheveux sous des turbans que sous un voile traditionnel.  Et pour être franche, si mes parents le sont, moi, je ne suis pas musulmane (c’est un choix que j’ai fait à l’encontre de mon éducation, et mes parents le respectent.) C’est vous dire ma neutralité.


  
Alors je ne prends pas parti par conviction religieuse, je ne prends pas parti du fait de mes origines, je m’insurge en tant que citoyenne française.  Chacun en France est libre de s’habiller comme bon lui semble.  Il n’est pas question de la condition féminine, il n’est pas question de tradition, il est question de liberté. Liberté de se couvrir le corps intégralement. Liberté de vouloir disparaitre sous un chapiteau de cirque portatif si ça nous chante.


        
Sur le principe, celui qui me fera me couvrir mon visage et mes cheveux n’est pas né. Le port du voile et de la Burqa sont à l’opposé de mes convictions personnelles.  Et je reconnais franchement que la Burqa  ne contribue pas à l’avancée de la condition des femmes. Mais Bordel, ce n’est pas au président de la république de statuer sur le sujet.  Et je suis ulcérée de l’entendre prétendre parler au nom  de la liberté de la femme.  Je suis intimement convaincue que sa prise de position  n’a d’autre motivation que de gagner le cœur de l’électorat catholique, et de tradition d’extrême droite. Si UNE femme, une seule  en France a pris la décision de se couvrir, de son propre chef, alors on doit respecter son choix.  Même s’ il ne nous convient pas.


     
Stigmatiser un vêtement ne sert à rien.  Bien-sûr, forcer une femme à porter un vêtement, quel qu’il soit est une forme de violence qu’il faut combattre.  Mais Nicolas Sarkozy ne fait que donner l’impression d’agir et jouer sur la peur des français. Cette peur viscérale de se faire envahir.  Et les vrais problèmes ne sont pas reglés.


Je me permets de reprendre ce morceau d’article de « Rachida Darty » parut sur Lepost.fr :


« Est-il gênant de voir une femme revêtue de cet habit dans la rue?
Avec des yeux d'athées militants, sûrement. Comme il peut être pénible de voir un juif avec la kipa et les papillotes ou une religieuse catholique avec sa robe et son voile. Avec des yeux de chrétiens, pratiquants ou non, dans un pays où l'emprise de la religion catholique est ancrée au plus profond de nos gênes, certainement. Mais avec des yeux d'humains délivrés de tout préjugé, qu'en est-il? Je n'envie pas la femme que je croise ainsi revêtue mais elle ne m'indispose absolument pas. »


  
Je ne l’aurais pas mieux dit moi-même.

 



Par Max MORALES - Publié dans : tête en surchauffe
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 11 2009 19:42




 
Cela fait quelques semaines qu'une douce chaleur me sert de moteur, que mes matins démarrent par un « je t’aime » et que mes nuits finissent dans un soupir étouffé sur son torse.
Il est mon plus beau cadeau d’anniversaire et la plus belle des récompenses après toutes ces années. Le fruit d’un long travail…

 

   Pendant longtemps, j’ai placé l’amour dans mes priorités (j’ai même traqué l’amour sans relâche dans un autre blog).J’en ai fait un vrai sujet d’études. J’étais devenue docteure en amourologie Bac+ 23 consultations gratuites, fait gaffe quand même tu es en train de tâcher ma liquette en soie avec ton mascara. Et moi-même, me livrais à toutes sortes d’expériences empiriques dans le but de percer le secret du grand amour. Celui des grands, celui qui rend plus fort.

 

Alors j’ai posé des questions, fait beaucoup d’erreurs, essayé beaucoup, beaucoup d’amoureux, versé des hectolitres de larmes, plaqué 145103 fois, été plaquée 415467 fois, utilisé 14312 litres d’encre rose, turquoise, violette, et 145554 feuilles de journaux intimes (et toujours autant de fautes en orthographes, c’est à n’y rien comprendre…). Ouais, recto-verso.

 

 Et puis je me suis remise en question aussi, et j’ai dégagé trois grandes idées importantes :

 

1-     Amour bien ordonné commence par soi-même : Il ne faut pas attendre de l’amour qu’il te rende plus beau, plus fort, plus serein, il faut soi-même s’escrimer à devenir mieux dans ses pompes pour mériter quelqu’un de bien. L’amour ne règlera pas tes blessures d’égo à ta place.

 

2-     Il faut arrêter tout de suite cette ridicule parade nuptiale qui consiste à camoufler tes défauts, ma poule. A part passer pour une enfant perdue qui ne les connait pas, et qui ne les assume pas, ça ne marchera pas. Les avouer, en rire, essayer de les corriger, sont des attitudes bien plus payantes.

 

3-     Même Hugh Grant (Coup de foudre à Notting Hill, tout ça…) a été découvert au volant de sa caisse en train de se faire faire une gâterie par une pro. Tout ça pour dire qu’il ne sert à rien de s’imaginer devant le maire avec un homme qu’on ne connait que depuis deux semaines, autant dire pas vraiment. C’est un comportement terriblement irrationnel. Dans un mois tu vas découvrir qu’il se tape ta sœur, qu’il regarde le 20 heures, et qu’il refoule du bec. Et tu seras très, très déçue. Et entre temps tu lui auras fait très peur. Il faut du temps pour découvrir l’autre et décider que l’on peut composer avec ses défauts.

 

        Forte de toutes ces leçons de vies, j’ai ravalé mon hystérie, et j’ai travaillé sur moi...


Quand il a débarqué dans ma vie, je courais d'hôpitaux en hôpitaux, les cheveux défaits, entre mon nouveau job de vendeuse (faut bien payer sa croûte), mes soucis d'argent et le chevet de ma grand-mère Lalahamha, Alors oui, il m’a plu tout de suite. Mais je n’avais pas la force de sortir ma panoplie de Barbie. Et quand je ne joue pas la comédie, je suis très facile à cerner.

 

Alors il m'a serré fort dans ses bras, m'a massé les pieds, m'a fait à dîner, et s’est escrimé à me prouver par A+B que ça pouvait marcher. J’ai décidé de l’écouter. J’ai plongé dans ses yeux clairs, je l’ai laissé me toucher, j’ai observé, morte de trouille, ce qui se passait, pour découvrir qu’il pouvait être la plus belle chose qui pouvais m’arriver.

 

Ma peur de l'engagement a trouvé un de ses remèdes les plus efficaces: la certitude que quoiqu'il nous arrive, nous ferons face. C'est dans les difficultés que nous nous sommes découverts une résistance. Une capacité à tout réparer, à s’expliquer, à co-mu-niquer (niquer, héhéhéhé…Pardon.)

 

  Et je laisse s'enfoncer les racines de notre histoire. S'ancrer, se solidifier, pour toutes les nuits nous répéter à quel point nous sommes forts. Je suis tous les jours sidérée des trésors de patience et de concessions dont nous faisons preuve pour que ça marche (Vous avez du mal à comprendre aujourd’hui, mais bientôt je vous expliquerais exactement ce par quoi nous passons)

 

 

  Et ses yeux me semblent chaque jour un peu plus purs, ses baisers chaque jour plus bouleversants, nos discussions chaque jour plus profondes, et nos nuits plus douces les unes après les autres. Je l’aime pour ce qu’il est, et pour ce que je découvre au fur et à mesure.

 

 J’ai trouvé le secret pour ne jamais faire redescendre la passion : Ne pas s’y fier.

 

   Hopkins, je t’aime. Patience, mon Amour, c’est plus très long….

 

 

 

Par Max MORALES
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